Ce samedi 28 février, nous étions nombreux à rendre hommage aux héros du prolétariat de France, au cimetière du Père Lachaise. Relancée en 2012 par La Cause du Peuple, à l’occasion des 40 de la mort de notre camarade Pierre Overney, Pierrot, la cérémonie avait pour la première fois réunie une dizaine de personnes.
54 ans après la mort de notre camarade, 250 personnes ont pris part à la célébration dans les allées du cimetière, marquant un temps d’arrêt sur la tombe du Colonel Fabien, à proximité du mur des Fédérés. L’appel, signé par les organisations de jeunesse révolutionnaire (LJR/JR), la Fédération syndicale étudiante (FSE), l’Union Prolétarienne Marxiste-léniniste (UPML-ICOR), Partizan, ainsi que le Comité d’organisation de la Ligue Anti-impérialiste (France), a eu cette année un fort écho. Nous nous sommes ensuite rendus sur la tombe de Pierre Overney, où des discours d’hommage ont été lus.
Les chants du prolétariat révolutionnaire ont rythmé la commémoration, dont « Les nouveaux Partisans », que nous avons chaque année plaisir à entonner avec sa première interprète, Dominique Grange, ancienne activiste de la Gauche Prolétarienne et camarade de Pierrot.










Nous partageons ici le discours tenu au nom de La Cause du Peuple :
Très chers amis, très chers camarades,
A nouveau cette année, nous nous retrouvons sur la tombe de Pierre Overney, dans le prolongement des hommages aux héros du prolétariat de France.
Comme chaque année, les drapeaux rouges sont hissés pour honorer sa mémoire. A travers cet acte, nous célébrons des siècles de luttes du prolétariat et des peuples, en distinguant ceux de ces combattants qui ont fait cadeau de leur vie pour l’émancipation humaine.
Malgré les décennies de luttes, revirements, d’égarement, de reniements et de trahisons qu’a connus le mouvement révolutionnaire, nous n’avons jamais perdu de vue l’objectif qui animait la lutte du camarade Pierre Overney lorsqu’il tractait devant Renault : organiser les masses, combattre la bourgeoisie et dénoncer et abattre le révisionnisme et l’opportunisme.
Pierre Overney était un militant communiste, membre de la Gauche Prolétarienne. Il a lutté dans la tempête que fût le grand soulèvement de Mai-Juin 1968. Il a lutté tout d’abord contre ceux qui avaient trahi le prolétariat, ceux qui avaient rendu les armes et liquidé le glorieux Parti Communiste de France. Il luttait contre ceux qui tronquaient le Marxisme pour finalement s’asseoir à la table du patron et lui vendre la dignité du combat ouvrier.
Comme diffuseur de notre journal, la Cause du Peuple, comme militant anti-révisionniste, Pierre Overney a fait partie de cette génération qui, dans des conditions difficiles, ont fait le choix de reprendre le flambeau de la lutte révolutionnaire devant les reniements des partis communistes suivant la voie capitulationniste de Khrouchtchev et de Brejnev.
Pierre Overney a ainsi contribué en France à la lutte contre la plus dangereuse forme de l’anticommunisme : celle qui se développe au sein de notre classe, drapée de rouge.
Au quatre coins du monde s’ouvrait alors la grande contre-offensive du marxisme : Dans les centres urbains et les régions reculées de la Chine populaire (1966) ; dans le Maquis de Fizi, sur les rives du lac Tanganyika, dans l’actuelle RDC (1967) ; dans les campagnes du Bengale-Occidental avec l’étincelle de Naxalbari (1967) ; au cœur de l’archipel des Philippines (1969) ; dans les montagnes anatoliennes (1972) ; dans la vallée de l’Araguaia, au Brésil (1972) ; enfin, au sommet de la Cordillère des Andes (1981).
Lorsque Pierre Overney a été abattu le 25 février 1972, il distribuait des tracts pour appeler à la commémoration des victimes du massacres du métro Charonne, dix ans plus tôt. Il s’élevait pour défendre la mémoire des militants communistes victimes de la répression du régime Gaulliste et de son préfet collabo-fasciste Maurice Papon, pour s’être élevés contre la colonisation en Algérie et les crimes des terroristes de l’OAS.
Celui qui l’a tué, était Antoine Tramoni, un agent de la milice patronale de l’usine.
Lors des obsèques de notre camarade Pierre Overney, ce sont des centaines de milliers de prolétaires, d’étudiants et de lycéens, d’intellectuels, de militants anti-opportunistes, progressistes, anti-impérialistes et révolutionnaires qui ont pris le pavé à Paris. Ce grand cortège a certes défilé pour la mémoire du camarade, mais aussi et surtout pour la lutte qu’il portait. Cet événement a ainsi été une immense démonstration anti-révisionniste, au devant de laquelle flottaient fièrement les Drapeaux rouges du prolétariat international, à côté du beau drapeau de la nation palestinienne. C’est l’esprit internationaliste des opprimés du monde entier qui s’est exprimé ce jour là !
Camarades, nous connaissons tous cette histoire et le cimetière du Père Lachaise en est un exceptionnel témoin, depuis le mur des Fédérés jusqu’aux tombeaux des héros de la guerre de Libération nationale antifasciste. Il y a une leçon essentielle à retenir, une chose qu’il faut arborer et mettre en avant : ces camarades ont pris part au combat jusqu’à payer le prix ultime au service de la lutte révolutionnaire.
Nous sommes rentrés dans une nouvelle époque. La réactionnarisation s’avance à vitesse grand V, l’impérialisme commet génocides et guerres de rapines et marche vers la troisième guerre mondiale. Face à cette société cauchemardesque, seul un mouvement de masse sous direction communiste peut briser les chaînes des opprimés du monde. Seul ce mouvement serait en capacité de congédier la guerre, le fascisme et la barbarie.
Partout, les masses combattent déjà et n’attendent que les communistes pour donner corps au combat révolutionnaire, jusqu’à la victoire, avec ardeur et dignité.
L’ensemble des héros que nous célébrons aujourd’hui ne sont jamais morts en vain, au contraire. La bourgeoisie et leurs chiens réactionnaires, en pensant les faire disparaître, les a rendues immortels ! Ces camarades vivent à travers nos luttes et nos actions. Nos héros sont nos étoiles polaires, notre boussole et c’est dans cette esprit que nous leurs rendons hommage.
Les Communistes rejettent les cérémonies creuses, nous ne sommes pas là par devoir de mémoire ou par folklorisme, nous sommes là pour jurer que nous serons à la hauteur de nos camarades qui sont morts dans la lutte acharnée pour le Communisme !
Nous savons que les Communistes sont atteints par la plus belle des malédictions : nous sommes condamnés à vaincre et nous vaincrons, car nous portons la vie, la jeunesse et l’avenir. Abordons donc notre tâche avec le plus grand sérieux mais surtout avec le plus grand des optimismes !
Camarades, Pierre Overney vit dans nos luttes et dans notre combat !
Pierre Overney, héros du Prolétariat, présent dans la lutte !
Pierre Overney, Présent !


