Brève : l’Iran menacée par les impérialistes états-uniens

Depuis quelques jours, la fièvre belliciste continue ses ravages au sein de l’administration Trump. Après le Venezuela et le Groenland, c’est cette fois vers l’Iran que les impérialistes US dirigent toute leur attention. Une atmosphère de préparation à une guerre régionale contre le pays semble s’être étendue depuis la fin du mois de janvier.

Plusieurs avions de chasse états-uniens, ainsi que le porte-avion Abraham Lincoln et une large flotte militaire sont d’ores et déjà stationnés dans le détroit d’Ormuz et dans les pays arabes laquais habituels comme la Jordanie. Cette campagne se place selon Trump dans un « esprit de négociation diplomatique », principalement sur le sujet du nucléaire iranien. Bien sûr, il pourrait paraître risible de parler de diplomatie quand une superpuissance menace un pays avec une large force d’invasion, mais plus personne ne peut croire que les méthodes états-uniennes ne sont pas plus proches du racket que de la discussion entre États égaux.

L’imminence d’une frappe US pourrait avoir lieu au plus tôt le dimanche 1er février selon l’État-major des États-Unis. La méthode choisie serait la décapitation du leadership iranien, en visant plus particulièrement le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, force militaire la plus puissante du pays. Cette stratégie est la stratégie de prédilection des fascistes israéliens, et a pu être appliquée de nombreuses fois contre la résistance libanaise, palestinienne et yéménite ces dernières années. Ce type de stratégie prouve cependant que l’administration US ne peut se résoudre à lancer un conflit prolongé à l’échelle régionale qu’elle ne pourra pas gagner, comme l’a montré la prouesse militaire de la résistance yéménite en Mer Rouge. Les États-Unis ont déjà mené plusieurs campagnes d’agression contre l’Iran, la dernière en date lors de la Guerre des 12 Jours, où l’ultra-réactionnaire Trump se vantait d’avoir détruit les facilités nucléaires iraniennes. Force est de constater que cette manœuvre d’agression illégale n’a pas suffi.

Ces menaces provoquent un déséquilibre mondial. Côté iranien, le gouvernement a déclaré que toute attaque yankee provoquera une riposte immédiate contre les intérêts états-uniens dans la région et invite les troupes US à quitter le Moyen-Orient le plus rapidement possible afin d’éviter des pertes inutiles. En réponse à l’ajout des Gardiens de la Révolution à la liste des organisations considérées comme terroristes par l’Union Européenne, le gouvernement iranien a répondu en classant toutes les armées européennes dans la même catégorie.

L’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, pourtant valets dociles des impérialistes depuis des décennies, ont affirmés qu’ils n’ouvriraient pas leur espace aérien aux F-35 US. En Irak, au Yémen et au Liban, la direction des organisations de résistance ont affirmé être prêtes à un affrontement direct avec les troupes yankees en cas de mise en œuvre des menaces. La Chine prend acte de cette situation en soutenant militairement l’Iran, ce qui est une première dans son ampleur depuis des décennies.

Cependant, les développements les plus récents montrent qu’une opération d’invasion serait un casse-tête pour les impérialistes états-uniens. Pour citer le Wall Street Journal : « L’armée américaine n’est actuellement pas suffisamment préparée à faire face à une réponse iranienne de grande ampleur ni à l’éventualité d’une guerre régionale au Moyen-Orient ».

Ces intimidations vont aboutir à de nouvelles attaques contre l’Iran. Si ce n’est pas maintenant, ça sera plus tard. Les US agissent comme un animal blessé qui devient agressif pour survivre comme puissance hégémonique, mais tôt ou tard cet animal enragé sera abattu.

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