Dans les Yvelines, la police tue. Justice pour Mohamed et Djibril !

Il y a une semaine, samedi 25 avril, une voiture de la gendarmerie a renversé Djibril, un jeune de 20 ans à moto dans la ville d’Ecquevilly, dans les Yvelines. Victime d’un traumatisme crânien, il est toujours dans un état critique. En réaction, les jeunes de la petite ville (environ 4000 habitants) se sont révoltés.

Après une première nuit d’affrontements avec la police, l’État a envoyé la gendarmerie et mis la ville en état de siège : d’importants barrages ont été installés à chaque entrée de la ville, toutes les voitures y entrant ont systématiquement été contrôlées. Ce déploiement massif n’a pas suffit à contenir la colère et la révolte a de nouveau éclaté le soir suivant, obligeant la gendarmerie à dépêcher un hélicoptère pour quadriller le ciel d’Ecquevilly toute la nuit. Le lendemain, la révolte se répand, et plusieurs quartiers des Mureaux, ville voisine, s’embrasent aussi. Pour répondre aux incursions de la police, les jeunes se sont organisés : durant une embuscade, un policier de la BAC a reçu une pierre en plein visage, et a perdu immédiatement connaissance.

Ce mardi 28 avril, six jeunes des Mureaux ont été arrêtés pour avoir vendu des t-shirts. En référence à une vidéo qui a tournée sur Tiktok où on voit les collègues du flic blessé essayer de le réveiller, les t-shirts sont floqués « reste avec nous Sam », une blague pas au goût du ministre de l’intérieur Laurent Nuñez, qui s’est rendu sur place dans la foulée. Bien entendu, le ministre a apporté son plein soutien aux forces de police, sans aucun mot de compassion pour le jeune homme dans le coma.

La gendarme mise en cause dans la collision, qui avait été placée en Garde-à-vue juste après les faits, a depuis été libérée. Cette semaine, une enquête a été ouverte par le parquet de Versailles, saisissant notamment le contenu des vidéo-surveillance.

Ce nouvel « incident » fait suite à un autre crime policier commis dans les Yvelines quelques jours plus tôt. Dans la commune de Sartrouville, le mercredi 22 avril, le retraité Mohamed El Bachiri, 81 ans, a été fauché par un véhicule de la BAC d’Argenteuil, alors qu’il traversait un passage piéton en sortant de la Mosquée. L’homme a été projeté sur plusieurs mètre et est mort sur le coup. L’enquête est aujourd’hui confiée à l’IGPN, soit… la police elle même. Suite à cette première affaires, le commissariat avait été attaqué par des jeunes en représailles.

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