Nous partageons un article du Front Populaire contre l’Impérialisme au Maroc, organisation révolutionnaire marocaine, en soutien à Alex de la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire, jugé en ce début de semaine pour avoir soutenu le peuple palestinien et sa Résistance nationale.
« Liberté, Égalité, Fraternité » … Telle est la devise flottant aux quatre coins des bâtiments gouvernementaux français tel un étendard rappelant à Paris qu’elle est le berceau des droits et des libertés. Pourtant, sur les places, dans les rues et dans l’espace public, cette même république réprime tous ceux qui exigent la fin du génocide en Palestine. La république qui se targue de défendre les droits se mue en juge, en policier et en geôlier de chacune des voix qui ose dire la vérité et dénoncer l’agression impérialo-sioniste en cours.
Au cœur même de la France, de cet État impérialiste qui donne des leçons de démocratie au reste du monde, des militants solidaires sont poursuivis pour avoir contesté le discours officiel du régime français, allié des sionistes et pour avoir exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien qui subit un nouveau génocide en Palestine occupée.
Les autorités françaises n’ont pas seulement interdit les manifestations et le déploiement du drapeau palestinien, mais sont allées plus loin en convoquant des citoyens devant les tribunaux, en les arrêtant et en les jugeant sous le coup d’accusations telles que « incitation à la haine » et « apologie du terrorisme » alors que ces derniers avaient simplement manifesté leur soutien au peuple palestinien à Gaza, comme ce fut le cas pour Alex. Alex n’est pas qu’un nom dans les archives du tribunal, ni un numéro de dossier au parquet ; il est le reflet du vrai visage de la France lorsque le vernis du libéralisme tombe et que la bourgeoisie dirigeante est mise à nu, piétinant ses propres principes par le biais du pouvoir judiciaire et de la police… Il est ce détail que l’État a tenté de transformer en « question de sécurité », pour ensuite le voir se muer en enjeu politique, puis en symbole révélant la fausseté de la « liberté » lorsqu’elle est mesurée à l’aune des intérêts impérialistes et du parti pris pro-sioniste.
Alex est un jeune militant et membre de la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire, une organisation d’extrême gauche qui a choisi dès le départ de se ranger du côté des causes justes, au premier rang desquelles la cause palestinienne. Cette affiliation n’était pas qu’une simple étiquette mais une prise de position politique claire pour laquelle il a déjà payé un lourd tribut en France, pays qui ne tolère pas ceux qui remettent en cause le consensus officiel sur la Palestine.
Le 4 mars 2025, Alex a été arrêté non pas pour avoir commis un crime mais pour avoir osé s’exprimer… Il a été arrêté dès son arrivée à Paris, comme si l’avion avait transporté une grave menace pour la République et non un citoyen français et militant politique de retour de vacances. Quarante-huit heures de garde à vue ont suffi à l’État pour révéler ses intentions : d’abord, l’intimider, puis l’éliminer, et enfin, tenter de briser son exemple. Son seul crime ? Avoir participé à une manifestation nationale et prononcé un discours politique dans lequel il appelait à la liberté et à la libération des prisonniers politiques. Il a salué la résistance à Gaza, au Liban et au Yémen, et a invoqué Georges Ibrahim Abdallah comme symbole de la lutte de libération contre le sionisme et l’impérialisme.
Les accusations portées contre lui proviennent de la rhétorique dont usent tous les États répressifs : « apologie du terrorisme », « incitation à la violence » et « trouble à l’ordre public ». Des mots durs sont brandis contre un discours qui n’a brandi aucune arme, n’a pas appelé au meurtre et n’a incité à aucun « acte de violence ». Voilà comment la République française transforme les mots en crimes, les opinions politiques en menaces et la solidarité avec un peuple menacé de génocide en affaires judiciaires. C’est un système judiciaire qui ne recherche pas la vérité mais qui réduit au silence les voix dissidentes !
Avant même que le tribunal ne puisse se prononcer, l’État s’est empressé d’infliger une sanction administrative suspendant Alex de ses fonctions dans la fonction publique, en violation flagrante de la présomption d’innocence. Ici, la justice de la bourgeoisie française se révèle dans toute sa crudité : on peut parler tant qu’on ne s’aventure pas sur le terrain tabou, mais si l’on évoque la « Palestine » en dehors du discours officiel, les moyens de subsistance mêmes deviennent un instrument de pression. Ainsi, justice et oppression se confondent, et le maintien à son poste est conditionné à la loyauté politique à l’Etat. Le procès d’Alex, prévu pour le 13 janvier 2026, n’est pas une simple audience, mais un moment hautement politique. Les peines encourues, allant de l’emprisonnement – même avec sursis – à de lourdes amendes et à des restrictions de son droit de manifester, visent bien plus qu’une personne : elles adressent un message menaçant à quiconque ose défendre la Palestine en France. Ici, la justice n’est pas appliquée de manière égale mais instrumentalisée comme une arme sélective contre les dissidents.
Malgré tout cela, Alex n’a pas cédé. Dans ses déclarations, il a affirmé que la situation en France rendait le recours à la justice quasi obligatoire pour quiconque soutient le peuple palestinien. Il n’a pas demandé « pardon », ni exprimé de remords. Il a plutôt insisté sur le fait que sa position découlait d’un engagement moral et politique contre le génocide, le sionisme et l’impérialisme. Dans cette fermeté, l’individu devient un symbole et la répression une preuve de l’impérieuse nécessité de la condamnation du système lui-même.
Le cas d’Alex, comme celui d’autres militants, révèle la France d’aujourd’hui telle qu’elle est réellement, et non telle qu’elle aime se présenter : une République qui brandit l’étendard de la liberté tout en persécutant ceux qui se solidarisent avec cette dernière ; un État qui chante les louanges des droits tout en poursuivant ceux qui réclament la fin du génocide ; une bourgeoisie qui parle au nom de la loi tout en l’utilisant pour faire taire les voix dissidentes et se conformer à sa ligne politique dominante.
Dans ce contexte, Alex devient un témoin vivant du fait que le libéralisme, mis à l’épreuve, échoue, révélant sans fard ni honte son vrai visage, oppressif et fasciste.
Notre solidarité avec Alex en France, comme notre solidarité avec les détenus de Palestine Action en Grande-Bretagne, n’est pas une simple sympathie individuelle mais une prise de position politique claire. C’est un choix que de défendre le droit à la liberté et à la liberté d’expression, de se ranger du côté du peuple, de la Palestine, et de s’opposer à un système judiciaire biaisé qui réduit la liberté à un simple slogan vide, instrumentalisé au gré des besoins et des intérêts personnels.
La véritable justice ne sera pas rendue par des tribunaux qui étouffent la liberté d’expression mais par des peuples libres qui refusent de soumettre la dignité humaine à une loi injuste favorisant les tyrans et les oppresseurs.
Front Populaire Contre L’Impérialisme au Maroc
11 janvier 2026


