Ce vendredi 9 janvier, à l’appel d’une vingtaine d’organisations démocratiques, révolutionnaires, anti-impérialistes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées malgré les températures négatives et la pluie battante. Des mots d’ordre clairs ont été tenus par l’ensemble des organisations présentes : Non au kidnapping ! Yankees, hors d’Amérique latine !
Organisé à l’initiative de la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire (LJR), le cœur de l’appel défendu était le suivant : rappeler que le facteur principal de la situation au Venezuela réside dans les masses en armes, seule force capable de défendre le pays face à l’agression ! Comme l’ont rappelé de nombreux exemples historiques et actuels, l’impérialisme peut, et doit, être vaincu. C’est ce que nous enseignent les luttes des peuples pour l’indépendance, parfois dirigées contre les plus grandes armées du monde : au Vietnam, en Algérie, et bien sûr en Palestine.
Sur place, diverses organisations latino-américaines d’Équateur, de Bolivie, mais aussi du Venezuela ont pris la parole, rappelant la menace que représente l’impérialisme des États-Unis sur l’ensemble de l’Amérique du Sud. Les Yankees et leurs monopoles considèrent toujours ce continent comme leur pré-carré, s’organisant pour éviter à tout prix la fuite de « leurs » ressources vers la Chine.
L’Union pour la Reconstruction Communiste (URC), et différentes organisations panafricaines, comme le parti réunionnais Ka Ubuntu et la Brigade panafricaine pour la Palestine, ont dénoncé l’enlèvement du président Nicolás Maduro ainsi que l’hypocrisie d’une certaine gauche ou de soi-disant « anti-impérialistes », qui renvoient dos à dos le gouvernement du Venezuela et l’impérialisme yankee. C’est une position franche, partagée par l’ensemble des organisations signataires, qui doit être saluée, tant la confusion règne dans certaines franges – qu’elles soient « radicales » ou réformistes – du militantisme universitaire ou petit-bourgeois.
La Fédération Syndicale Étudiante (FSE) a souligné la nécessité de se mobiliser sur les campus pour défendre le point de vue anti-impérialiste, rappelant que la mobilisation étudiante joue un rôle important dans les mobilisations internationalistes. Le rôle de premier plan qu’ont rempli les étudiants et étudiantes dans la campagne pour la libération du communiste Georges Ibrahim Abdallah en est une illustration.
L’esprit internationaliste s’est exprimé avec les slogans « Yankee go home ! » ou encore « Viva la lucha del pueblo Venezuelano ! », qui ont largement résonné pendant plus de deux heures, jusqu’à culminer devant la crémation du drapeau des États-Unis sur la place.
Des banderoles de la Ligue Anti-impérialiste (LAI) étaient visibles, rappelant la tenue prochaine de la Conférence de lancement de la section française de l’organisation, organisée le 28 février à Paris. Le succès de ce rassemblement, organisé en amont de l’attaque du 3 janvier et tenu la veille de nouvelles mobilisations largement relayées, montre qu’un pas supplémentaire a été franchi pour la fédération des forces vives du camp anti-impérialiste et révolutionnaire dans le pays.


