Nous partageons ici la déclaration des Comités Révolutionnaires de Madrid, Valence et Albace, adressée au Congrès pour la Reconstitution de la Jeunesse Communiste de France.
Chers camarades,
les Comités Révolutionnaires de Madrid, Valence et Albacete, de notre Espagne, souhaitent adresser un salut rouge à tous les participants de cette conférence très importante pour la reconstitution de la Jeunesse communiste, un pas ferme vers la tâche historique imminente du prolétariat français, la reconstitution du grand et héroïque Parti Communiste de France.
Nous adressons nos salutations au prolétariat français et aux masses, en particulier aux syndicalistes militants comme Timothée Esprit, aux révolutionnaires réprimés comme le camarade Alex, et à tous les étudiants militants de la FSE qui hissent les drapeaux de demain. Enfin, nous saluons le prolétariat et les nations opprimées du monde, la résistance palestinienne héroïque, la résistance en Irak, en Iran et dans tout le Moyen-Orient, la lutte pour la terre au Brésil et en Amérique latine, ainsi que les guerres populaires en cours au Pérou, en Inde, en Turquie et aux Philippines, qui sont notre feu de joie d’espoir.
Camarades,
les raisons de la lutte des classes nous empêchent d’être ici en personne aujourd’hui, mais notre cœur va à vous tous. Il est avec vous parce que nous connaissons l’importance de cette conférence pour le développement de la lutte des classes en France. L’impérialisme français pourrit, son degré de décomposition est plus élevé que jamais dans l’histoire. La légitimité de la démocratie bourgeoise est au plus bas du gouffre et la militarisation croissante de l’État n’est qu’une expression de sa faiblesse. La révolution est une tendance historique et politique, elle n’est pas seulement historique, c’est une tendance politique parce qu’elle appartient au présent. Les masses sont prêtes à se rebeller, et elles le font. Ils cherchent une direction, ils cherchent les communistes. Cette conférence doit faire avancer résolument la tâche de former des communistes pour mener les masses à la révolution. Le prolétariat français est légitimement fier d’avoir hissé le drapeau rouge pour la première fois le 18 mars 1871, et il doit le hisser à nouveau. Nous savons qu’ils prendront en charge les tâches qui correspondent et que les jeunes communistes progresseront dans la tâche historique du prolétariat français.
Camarades,
nous avons une confiance totale en vous. Le peuple espagnol et le peuple français ont forgé leur relation fraternelle dans les tranchées avec le sang des martyrs, démontrant que la classe sociale nous unit plus que toute différence nationale. Lors de la guerre nationale-révolutionnaire du peuple espagnol contre le fascisme, environ 10 000 combattants français traversèrent les Pyrénées avec à peine moins qu’une paire de chaussures et deux chemises déchirées, mais le cœur plein de feu et la passion inextinguible des communistes. En criant «¡No pasarán!», ils écrivirent leur homme sur les pages d’acier du livre d’histoire, et avec 52 autres nationalités, ils créèrent l’une des histoires les plus épiques que l’humanité ait jamais vues : les hommes et femmes des Brigades internationales. Le 2e bataillon «Commune de Paris» de la XIe brigade internationale, composé principalement de Français, participa à la défense de Madrid et à la bataille de Jarama. Ses actes ne seront pas oubliés. Nous ne l’oublierons pas.
Et des années plus tard, lorsque de nombreux Espagnols ne purent plus combattre dans les guérilleros anti-franquistes, ils traversèrent de l’autre côté des Alpes et s’enrôlèrent dans la Résistance antifasciste. Et le 24 août 1944, la première unité française libre arriva à Paris fut «La Nuève», composée entièrement de communistes espagnols. La presse leur demanda qui ils étaient, et ils répondirent : «nous ne sommes pas français, nous sommes des rouges espagnols». Le drapeau rouge qui flottait à la Commune de Paris voyagea jusqu’à Jarama 60 ans plus tard, puis revint à Paris huit ans plus tard. C’est le même drapeau, c’est notre drapeau. Sa couleur est rouge, car c’est la couleur du sang de nos martyrs. Le drapeau rouge est notre drapeau, c’est le drapeau de l’internationalisme prolétarien, l’esprit du communisme.
Camarades, au nom du prolétariat et du peuple espagnol, nous vous souhaitons succès dans cette conférence. Nous voulons qu’ils atteignent l’objectif fixé et qu’ils le développent selon les trois critères que le Président Mao nous enseigne: pratiquer le marxisme et non le révisionnisme ; de pratiquer l’unité et de ne pas se diviser; Pratiquez la critique et l’autocritique.
Vive le prolétariat français et les masses françaises!
Vive la lutte des peuples opprimés!
Vive la Conférence de la Reconstitution de la Jeunesse Communiste!
Vive le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme!
Guerre populaire jusqu’au communisme!


