Manifestation du 11 novembre à Paris

Aujourd’hui, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues de Paris pour s’opposer aux guerres impérialistes, le jour de la commémoration de l’armistice de la « Grande Guerre », à l’appel de plus de 70 organisations révolutionnaires, anti-impérialistes et démocratiques. Les banderoles et nombreuses pancartes dénoncent les guerres en cours, découlant directement de la domination impérialiste sur le tiers-monde : Palestine, Ukraine, Congo, Soudan, etc. Cette journée n’est donc pas une simple « commémoration », mais aussi une journée de lutte contre une actualité guerrière toujours brûlante.

Les prises de paroles et tracts diffusés sur place sont aussi unanimes : l’impérialisme français a une place d’importance dans l’oppression des peuples du monde, en particulier dans ses colonies et anciennes colonies. La première tâche des forces mobilisées est donc de dénoncer et d’agir sur « leur propre » impérialisme, qui se réarme et se restructure pour assurer sa domination et de futures luttes de repartages dans des guerres à venir.

Aujourd’hui, les contradictions entre impérialistes se manifestent dans certains « points chauds », parmi lesquels on peut mentionner le front en Ukraine, où la guerre menée par l’impérialisme russe tente d’endiguer les monopoles occidentaux représentés par les alliances UE / OTAN. Dans la région Asie-Pacifique également, les tensions montent avec le social-impérialisme chinois, qui planifie son contre-encerclement en mer de Chine et à Taïwan. Dans le même temps, il ne se passe pas une année sans que les USA ne menacent d’invasion en Amérique Latine, comme récemment au Venezuela et au Panama. Pas plus tard que cette année, la vague de révolte de la jeune génération a enflammé de nombreux pays, faisant trembler les laquais de l’impérialisme au Népal, au Maroc, à Madagascar.

Au cœur de la contradiction entre impérialisme et peuples opprimés, on trouve toujours la Grande Résistance du peuple palestinien, qui se poursuit après deux ans d’offensive génocidaire. D’une grande contre-offensive dans sa lutte de Libération nationale, la guerre révolutionnaire assumée par le peuple de Gaza a soulevé de nombreux soutiens, transformant la lutte en conflit régional d’importance mondiale, avec le soutien actif des peuples du monde arabe, en particulier au Liban et au Yémen. La guerre avec l’Iran et l’intensification des contradictions entre impérialistes ont confirmé la place de la révolution palestinienne comme épicentre actuel des grandes contradictions du monde.

Pour conjurer les futures guerres impérialistes, il n’y a qu’une solution, scandée aujourd’hui par de nombreux manifestants : il faut lui opposer la guerre révolutionnaire. La condamnation nette de tout chauvinisme et le refus de l’union sacrée derrière les intérêts bourgeois est la ligne de démarcation qui oppose clairement les révolutionnaires avec « pacifistes » révisionnistes, opportunistes et réactionnaires en tout genre. C’est ainsi que les forces prolétariennes pourront reconstituer et reconstruire leurs organisations de combat pour monter à l’assaut du ciel.

Nous publions ici quelques photos du cortège réunissant notamment les Jeunes Révolutionnaires (JR), la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire (LJR), la Fédération Syndicale Étudiante (FSE), Young Struggle (YS), l’UPML (ICOR), l’OST, le Comité de Soutien à la Révolution aux Philippines (CSRP). D’autres photos et vidéos seront publiées prochainement.

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