Janvier 2026 sonnait la fin du projet Rojava comme vision fédérale et autonomiste en Syrie. À la suite d’une série d’agressions du nouveau régime compradore de Damas en janvier, le territoire contrôlé par la coalition des Forces Démocratiques Syriennes s’est effondré en quelques semaines, ne laissant qu’une poignée de poches de résistance dans les territoires majoritairement kurdes. Cette catastrophe met un terme à plus de dix ans d’administration et de lutte armée du peuple kurde et des peuples du Nord du Syrie. Alors qu’un premier accord d’intégration des YPG/YPJ dans l’État syrien et son armée doit être mis en place début février, un bilan du projet Rojava et de la lutte kurde en Syrie s’impose.
Pour comprendre comment la lutte de libération nationale du peuple kurde en Syrie a pu connaître un tel revers, il faut d’abord revenir sur l’histoire du mouvement national kurde contemporain dans son ensemble. Pour rappel, l’histoire de la Résistance kurde s’étale sur 4 pays différents : la Turquie, l’Irak, l’Iran et enfin la Syrie.
Aux racines du projet Rojava : la lutte de libération nationale kurde moderne
En Syrie, le lancement de la lutte armée du peuple kurde est étroitement liée au développement de la guerre de libération nationale initiée en Turquie. En 1978, à la suite de l’échec du soulèvement kurde en Irak et d’un coup d’État nationaliste militaire en Turquie, l’aile progressiste du mouvement national kurde fonde le PKK ou Parti des Travailleurs du Kurdistan. Ce Parti nouvellement créé est le fer de lance de la lutte armée contre l’État fasciste turc pour l’indépendance totale. C’est cette organisation qui incarna pendant près de 46 ans la résistance kurde en Turquie, et principalement sa lutte armée. Son idéologie va varier en fonction des périodes.
Ce bond historique considérable -la fondation du PKK- dans l’histoire du mouvement national kurde a des répercussions immédiates dans toute la région. En Turquie, c’est un renouveau de la cause de libération, avec des milliers de combattants et de combattantes qui quittent leurs villes et villages pour affronter l’armée turque au fil des décennies. En Irak, les zones habitées majoritairement par des kurdes reprennent leur lutte historique suite aux manœuvres génocidaires du gouvernement baasiste et servent de base arrière pour le mouvement en Turquie.
Au cours de la Guerre Froide, le PKK se présente comme un Parti marxiste-léniniste, mais une fois l’URSS révisionniste effondrée, le Parti va changer de ligne idéologique en adoptant le confédéralisme démocratique, inspiré des écrits du penseur anarchisant Murray Bookchin. À la barre du PKK se trouve un dirigeant aujourd’hui bien connu en Occident, Abdullah Öcalan.
Né en 1949 d’une famille de paysans pauvres, il commence à s’intéresser à la politique peu de temps avant le coup d’État militaire de 1971. Au fur et à mesure que son engagement grandit, il ne se reconnaît pas dans la gauche révolutionnaire turque, encore fortement influencée par le kémalisme. C’est après un premier emprisonnement en 1972 qu’il commence à théoriser le Kurdistan comme colonie internationale devant être libérée de la lutte armée. La création du PKK en 1978 correspond à l’impératif que dresse Öcalan : une révolution nationale-démocratique sur le territoire du Kurdistan qui rendrait possible une société démocratique et indépendante, et sans interruption à une société socialiste.
Le PKK recrute massivement au sein des Kurdes d’Irak et de Syrie, et se décide finalement à passer la frontière turque pour mener la lutte armée contre Ankara. Si c’est le cas dans beaucoup de provinces kurdes, le PKK n’arrive pas à dépasser le clivage tribal, et s’aliène une partie importante des masses kurdes au cours de revanches de clans au cours desquelles le Parti prend part.
En 1990, la direction du PKK incarnée principalement par Öcalan opère un basculement. Il se met à envisager un modèle fédéral pour un Kurdistan qui resterait intégré au territoire turc. Puis, entre 1994 et 1999, le marxisme est définitivement liquidé dans la ligne politique générale du Parti au profit du confédéralisme démocratique, qui envisage une autonomie municipale comme destin du peuple kurde. En 2005 enfin, le PKK rejette la prise du pouvoir par la violence, affirme pouvoir changer la société sans la renverser et se servir de la violence uniquement dans un but défensif. Ce changement idéologique se fait au cours d’une longue campagne d’attaques ciblées contre les tenants de la ligne marxiste au sein du PKK qui sont sévèrement réprimés. Ces déviations majeures font suite à la capture d’Öcalan en février 1999, qui va dicter ses positions liquidationnistes au fur et et à mesure des années depuis sa prison.
En Syrie et en Iran, les organisations indépendantistes et autonomistes kurdes gonflent leur rangs malgré les interdictions et les persécutions des gouvernements successifs. C’est le cas notamment pour le parti qui sera à la tête de l’initiative du Rojava, le PYD ou Parti de l’Union Démocratique, fondé en 2003.
Le PYD est fondé par des militants du PKK dans les montagnes du Kurdistan irakien dans une perspective pan-kurde. C’est en Syrie, où les Kurdes constituent près de 12 % de la population, que se développera sous sa direction un des fronts essentiels de la lutte de libération nationale, qui va s’intensifier avec le début de la guerre civile syrienne en 2011. Sous le régime du clan al-Assad, le peuple kurde subit une longue série de restrictions culturelles et nationales, comme la non-reconnaissance de la langue, mais surtout l’interdiction de la citoyenneté syrienne depuis 1962.
C’est à partir du 19 juillet 2012 que tout change radicalement, alors que l’autorité du pouvoir central syrien se délite sous la pression de la révolution syrienne et de l’émergence de groupes jihadistes comme Daesh ou Jabhat al-Nosra (affilié à Al-Qaïda). Pour contrer l’avancée des militants de Daesh dans le nord du pays, des combattants du PKK vont franchir la frontière irako-syrienne et épauler les organisations locales dans la lutte armée, et notamment les YPG (Unités de Protection du Peuple) et les YPJ (Unités de Protection de la femme), branche armée du PYD. Ce sont ces forces qui vont mener l’essentiel de la lutte armée au sol contre l’État Islamique à la frontière turco-syrienne, avec une aide massive de la coalition internationale dirigée par Washington. Pendant près de 10 ans, les combattants et combattantes kurdes ont versé leur sang contre les jihadistes et les ingérences de l’État génocidaire turc dans tant d’héroïques batailles gravées dans le marbre de l’histoire de la lutte des peuples.
Ce cap historique dans la lutte de libération nationale va créer les conditions pour une nouvelle forme d’organisation territoriale en Syrie : le Rojava (ou Administration Autonome du Nord-Est Syrien, AANES), compris comme fédération multi-ethnique basée sur le principe d’émancipation collective sur une base autonomiste municipale. Cette fédération se crée dans la continuité d’un accord précaire entre le PYD, représentant la gauche de la grande bourgeoisie kurde en Syrie et le Conseil National Kurde (CNK), faction représentant la bourgeoisie ouvertement compradore.
Il faut comprendre les luttes de faction au sein de la bourgeoisie kurde. Celles-ci peuvent varier dans leur forme à cause de la nature transfrontalière de l’organisation de la bourgeoisie kurde, mettant en tension la nation kurde car pas de marché commun, mais aussi la bourgeoisie à cause d’intérêts particuliers en fonction de la région. En Irak, en Iran, en Syrie et en Turquie, la place de la bourgeoisie kurde varie, et ses intérêts ne convergent pas vers le même but, à savoir la libération du Kurdistan. Le confédéralisme démocratique par son abandon de l’État-nation et son accent sur l’autonomie municipale est censé apporter une solution à ce problème.
Nous reviendrons sur l’application concrète de ce nouveau modèle. En 2015, ce projet prend une forme supérieure avec la création des Forces Démocratiques Syriennes, coalition militaire et administrative qui étendra son influence dans la guerre contre l’État islamique jusqu’aux rives de l’Euphrate, en trouvant un équilibre des forces jusqu’en 2025. Le PYD en incarne la direction concrète de cette entité, ayant réussi à écarter le CNK des commandes, et dirige la police, l’armée et l’administration. Pendant plus d’une décennie, les Kurdes parviennent à maintenir leurs structures hors d’atteinte de Damas, d’Ankara et des fascistes jihadistes, mais sous protection US.
2024 et la liquidation de la lutte armée
Alors que le leader emprisonné du PKK Abdullah Öcalan ordonne la fin de la lutte armée en Turquie, le mouvement national kurde subit une vague de liquidation et sa direction se fourvoie dans les promesses illusoires du gouvernement d’Erdogan. Cette liquidation qui provoque l’auto-dissolution du PKK en mai 2025 a des conséquences cataclysmiques. Des milliers de combattants détruisent leurs armes, des colonnes entières de guérilla disparaissent, laissant le peuple sans armes et privée de sa perspective principale de libération.
En Syrie, la chute du régime de Bashar al-Assad en décembre de la même année bouleverse l’équilibre des forces dans la région. Le nouveau régime syrien devient un interlocuteur acceptable pour les impérialistes, états-uniens en tête, fragilisant la position des autorités de l’AANES. Au cours de l’année 2025, un bras de fer de négociations s’engage entre Damas et Hassaké, capitale du Rojava. Damas est bien décidée à mettre fin à l’existence d’une formation proto-étatique au sein de ses frontières. De son côté, Hassaké refuse toutes tentatives d’intégration au sein du nouveau régime et tient à conserver son administration et sa force militaire autonome. La population arabe, majoritaire sur les territoires dirigés par les FDS, grondent, avant de tourner définitivement casaque au cours de l’offensive menée par le gouvernement syrien en janvier 2025. Le Rojava, en tant que fédération multi-ethnique n’y survivra pas et s’effondre d’elle-même, ne laissant au PYD qu’un maigre 20 % du territoire qu’il dirigeait à l’origine, dans les poches ethniquement kurdes à l’extrême-nord du pays. Aujourd’hui, ces poches sont passées dans l’escarcelle de Damas, suite à l’accord avec le gouvernement kurde et Hassaké, capitale, est prise sans résistance.
Une fois ce bref retour historique terminé, une question demeure. Comment le Rojava a pu s’effondrer aussi rapidement ? Comment expliquer la mort prématurée d’un système politique qui se présentait comme novateur, égalitaire et démocratique, et qui a eu tant d’influences dans les cercles progressistes du monde entier ?
Pour l’expliquer, nous devons nous pencher sur le contenu politique du Rojava, l’application concrète du « confédéralisme démocratique » et la place du projet autonomiste dans les contradictions inter-impérialistes dans la région.
Le Rojava, projet révolutionnaire ?
La question idéologique est de première importance. Comme nous l’avons expliqué plus tôt, le PKK et plus tard sa branche syrienne le PYD, abandonne le marxisme-léninisme et adopte une forme idéologique nouvelle : le confédéralisme démocratique, développée comme « la révolution communaliste » par Abdullah Öcalan. Ce développement n’apparaît pas subitement, mais naît de tendances déviationnistes croissantes dans le Parti depuis les années 80, et qui s’intensifient avec la capture d’Öcalan par les autorités turques en 1999.
Le confédéralisme démocratique évacue la question du pouvoir en plaçant sa stratégie dans la création de coopératives et zones démocratiques librement associées au niveau communal qui préfigurerait petit à petit une société basée sur un ensemble d’assemblées politiques réduites et décentralisées. La question armée demeure pour les raisons militaires assaillant le mouvement national kurde, mais demeure secondaire dans les écrits idéologiques d’Öcalan.
En Europe, en Amérique du Nord ou en Asie occidentale, cette idée se répand dans les cercles progressistes et du monde entier. Très vite au cours de la deuxième moitié des années 2010, un nombre relativement impressionnant de personnes quittent leur vie dans les centres impérialistes pour aller combattre aux côtés des YPG/YPJ. Beaucoup y mourront en martyrs, ceux qui reviendront seront harcelés par la justice bourgeoise.
Ce n’est pas un mystère. L’apparition du confédéralisme démocratique dans le champ politique occidental paraissait pouvoir remplir le vide laissé par le gouffre causé par le révisionnisme depuis plusieurs décennies. Un projet qui se présente en rupture du capitalisme, basé sur des principes démocratiques proche de l’altermondialisme idéaliste des années 2000, et défendu par un peuple opprimé luttant contre une force fasciste.
Cette « rupture idéologique » ne peut que mener à une liquidation sûre et certaine sur le long terme. Si on renie la nécessité de la prise du pouvoir par la violence pour la libération, on finit immanquablement par se débarrasser de ses armes. La raison première de l’adoption du confédéralisme démocratique par Öcalan répond en premier lieu à un besoin d’expliquer les échecs politiques et militaires du PKK au cours des années 90. C’est pourtant la violence révolutionnaire qui a permis au PKK de rester l’avant-garde du peuple kurde pendant plus de 40 ans, car il faisait la rupture avec la politique des élites compradores qui sacrifiait la cause nationale sur l’autel de la compromission avec la colonisation. C’est aussi elle qui a permis de lier la lutte kurde avec d’autres luttes anti-impérialistes en Palestine et au Liban, pages glorieuses de l’histoire de la révolution mondiale.
Au cours des dernières années, la ligne politique du PKK suit les dérives progressives de son leader emprisonné. De la lutte armée pour la conquête d’un Kurdistan libre, les revendications présentées par Öcalan passent à un accord avec l’occupation pour une société turque enfin démocratique car permettrait la reconnaissance culturelle, linguistique et civique du peuple kurde. La question de la prise du pouvoir est reniée, au profit d’une lutte démocratique dans la société civile. De plus en plus, la direction du mouvement kurde se met à rêver d’un modèle se rapprochant de nos démocraties bourgeoises impérialistes. Au niveau plus global du Rojava, cette conception est visible dans le Contrat Social de l’AANES, socle civique faisant office de constitution, qui reprend bien des éléments des constitutions européennes.
Ce rêve idéaliste ne permet de fait aucune transformation radicale de la société dans ses fondations politiques, et a fortiori économiques. Le système de coopératives rêvé par Öcalan et Bookchin ne représentait que 12 % de l’économie du Rojava, et le système de communes n’était utile qu’à des fins consultatives ou à des problèmes locaux. La direction politique était essentiellement concentrée dans les structures du PYD, qui dominait la vie politique à tous les niveaux de l’administration, administration qui était d’ailleurs le plus grand employeur du territoire avec celle de Damas. Pire encore, la structure sociale des villages n’a pas changé d’un iota.
Le Rojava garantissant « le droit à la propriété privée » s’appuyait en grande partie sur les propriétaires terriens et les compradores. C’est là une des erreurs principales de la direction du mouvement national kurde en Syrie. Sans la révolution agraire, l’indépendance totale ne peut être garantie, car l’exploitation de la terre reste pensée pour s’accorder avec la logique d’exploitation de la nature et du travail par l’impérialisme. En ne redistribuant pas les terres et en ne brisant pas les chaînes du semi-féodalisme, le PYD a coupé toutes perspectives de libération concrète pour le peuple kurde et par extension pour tous les peuples du nord de la Syrie, et l’a laissé vulnérable aux compromissions avec l’impérialisme.
Dès lors, on comprend mieux un abcès qu’il est grand temps de crever. La survie du Rojava dépend en grande partie de sa compromission profonde avec l’impérialisme états-unien. Cette collaboration n’est pas un secret, elle est celle qui a permis en grande partie la libération et la stabilité des zones qui furent contrôlées par le PYD jusqu’en 2026.
En échange des réserves de pétrole immenses dans le nord-syrien, l’AANES recevait un appui militaire constant des US, lui permettant de tenir les autres factions à distance et de garantir sa domination principalement dans les zones majoritairement arabes, réprimées régulièrement par la police et l’armée. Par cette collaboration répondant d’abord à des impératifs militaires, le Rojava s’est lentement transformé en un pays opprimé comme les autres, vendant la richesse nationale aux dépends de la majorité des masses.
Malheureusement, comme l’a dit le chien impérialiste Henry Kissinger, il est encore plus dangereux d’être l’ami des États-Unis que d’être son ennemi. Avec l’apparition d’un régime compradore correspondant davantage à ses attentes, l’impérialisme US s’est lavé les mains de ses anciens alliés en un claquement de doigts, laissant les masses kurdes dans l’incertitude d’un régime ayant déjà commis bon nombre d’exactions. En trahissant les principes et en se damnant avec l’impérialisme, la direction du mouvement national kurde a compromis pour un temps les perspectives d’émancipation de tout un peuple.
Cependant, la situation reste en suspens. Quand les troupes syriennes sont entrées dans le territoire de l’AANES, et alors que l’accord passé avec Damas aurait pu brider les masses kurdes, force est de constater que la résistance des masses est toujours prête. Les unités armées du YPG/YPJ, ainsi que plusieurs de leurs cadres ont brandi de nouveau le drapeau du Kurdistan, et déclarés qu’ils continueraient à se battre contre l’occupation. De plus, de nombreuses masses ont traversé la frontière depuis la Turquie au cours du mois de janvier, pour prêter main forte à leurs frères et sœurs du Kurdistan syrien. Contrairement à leur direction, les masses ne capitulent pas et sont prêtes à continuer le combat là où le PYD souhaite l’arrêter.
Conclusion
Il faut comprendre que ce n’est pas la lutte de libération nationale kurde qui est en cause de la catastrophe en cours au Rojava, mais bien sa direction politique et les forces de classe qui l’ont dirigée. Le Rojava a incarné un temps un idéal démocratique et une solution à la question nationale kurde aux yeux des masses. Cependant, les autorités de l’AANES ont échoué dans leur mission d’une société démocratique nouvelle, émancipée du sectarisme religieux et du chauvinisme. L’effondrement aussi rapide d’une société telle ne peut s’expliquer principalement que par une désapprobation des masses, voire une hostilité marquée. Si la Résistance nationale n’est pas liée profondément à celles-ci, alors elle est bâtie sur du sable, et cela est d’autant plus vrai lorsque l’on parle de révolutionnaires.
La liquidation idéologique et politique du PKK doit nous faire comprendre également une autre vérité fondamentale : sans armée du peuple, le peuple n’a rien. Le régime compradore de Damas, tout comme celui d’Ankara ne seront jamais des amis du peuple kurde. Les plans des impérialistes piétinent les espoirs des peuples et font peu de cas de ceux qui comptent sur eux en espoir de leur protection. En détruisant les armes, on prolonge la souffrance du peuple, et on installe la résignation durablement dans le cœur des masses.
Nous conclurons en citant la déclaration de janvier du TKP/ML, qui, au moment de l’agression de Damas affirme :
« La libération des nations et des religions opprimées, des peuples opprimés de la région, passe par l’organisation, la lutte, le recours à ses propres forces et la construction d’une ligne de guerre populaire sous la direction communiste. Il n’y a pas d’autre voie vers la libération.
L’avenir sera gagné grâce à la lutte commune des peuples et des nations opprimés, à leur union contre l’impérialisme, à l’organisation de la révolution démocratique populaire contre le fascisme et le féodalisme. Les attaques contre les Kurdes en Syrie ont montré une fois de plus que si les Kurdes n’avaient pas eu une force organisée et leur propre armée, ils auraient été massacrés par le couteau aveugle de la réaction. Cette réalité a été prouvée une fois de plus : si un peuple n’a pas d’armée, il n’a rien. »
La bataille pour un Kurdistan libre, avec son État et son armée continue inlassablement, et balaiera les traîtres et les liquidateurs. C’est une nécessité historique, tout comme l’est la libération de tous les peuples opprimés du colonialisme, de l’occupation et de l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Le peuple kurde continuera de lutter pour son auto-détermination malgré les trahisons, les faux-pas et les guerres d’agression, jusqu’à la victoire.


