Nous partageons ici les deux communiqués du média Unité CGT, publiés les 24 et 25 septembre, suite à l’appel à la grève de l’Intersyndicale (CGT, FO, UNSA, FSU, CFDT, Solidaires, CFE-CGC, CFTC), pour le jeudi 2 octobre prochain.
#BLOQUONSTOUT A PARTIR DU 2 OCTOBRE (24 septembre)
L’intersyndicale repart bredouille – comme c’était prévisible – de son entretien avec le Premier ministre et annonce, sans doute à contrecœur, une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 2 octobre prochain.
Les petits stratèges qui se gargarisaient publiquement d’un « ultimatum » syndical « pour peser » en sont pour leurs frais : que de temps perdu pour rien, surtout après les deux grandes et puissantes journées de grèves et de mobilisations des 10 et 18 septembre qui témoignent de l’ampleur de la colère sociale.
L’intersyndicale veut visiblement remettre la machine « à perdre » en route avec de nouveau, le spectre de la stratégie perdante des « journées d’actions » isolées et saute-moutons.
Que faire ? Premièrement, s’emparer de cette date pour la transformer en premier acte d’un mouvement de grève illimitée. Car qui aujourd’hui peut encore prétendre, à l’exception des malhonnêtes, que la stratégie des « journée d’actions » fonctionne ?
Nous avons besoin, pour gagner, de #ToutBloquer dans la durée et donc passer un cran, ici et maintenant, dans notre mobilisation en construisant un véritable processus des grèves pour engager la grève reconductible partout où cela est possible.
Alors, rejetons la stratégie des journées isolées qui se dessine et dont le seul objectif est d’enterrer le mouvement social et insuffler la résignation ! Seule la paralysie de l’économie et l’effondrement des profits du patronat peuvent changer la donne : un million de grévistes peuvent davantage que 12 millions d’électeurs.
La réalité prouve que les directions syndicales confédérales peuvent être bousculées par les bases syndicales et surtout par la mise en mouvement des travailleurs et travailleuses. Cela a notamment été le cas dans l’appel, du bout des lèvres, de la Confédération CGT à la journée de grèves et actions offensives du 10 septembre.
Le 2 octobre et ses suites ne doivent pas conduire à un (très mauvais) remake de l’échec mobilisation contre la réforme des retraites. La tempête sociale qui se lève doit être dirigés par les travailleurs eux-même pour notamment éviter d’avoir nos destins placés par l’intersyndicale entre les mains des « professionnels de la politique ».
Au contraire, pour gagner sur nos revendications, notamment sur l’augmentation des salaires, la retraite à 60 ans (55 ans pour les métiers pénibles) et l’interdiction des licenciements, la journée du 2 octobre peut et doit devenir le point de départ d’une grève nationale interprofessionnelle reconductible.
Voilà les enjeux du moment : amplifier et organiser encore davantage la colère sociale, déborder et dépasser les mots d’ordre de l’intersyndicale pour ne pas se retrouver piégés. Notre CGT peut se libérer d’un carcan qui entrave artificiellement nos capacités d’actions et nos contenus revendicatifs. L’unité ce n’est pas aligner les logos, c’est unir en premier lieu les travailleurs et les travailleuses, à la base, dans les entreprises, ateliers et services.
Syndicalistes CGT, l’urgence de la situation nous commande d’être à la hauteur des enjeux de la période.
A PARTIR DU 2 OCTOBRE, #BLOQUONSTOUT

________________________________________________________________________
#𝐓𝐨𝐮𝐭𝐁𝐥𝐨𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐢𝐭𝐚𝐥 ! (25 septembre)
Des centaines de milliers de grévistes ont envoyé un puissant signal de combativité, malgré voire contre la frilosité des directions syndicales confédérales, les 10 et 18 septembre, premiers actes de la tempête sociale qui se lève en France.
2 Octobre, acte III
La CGT, avec l’intersyndicale, appelle à une nouvelle journée de mobilisation et de grève nationale interprofessionnelle le 2 octobre.
Deux certitudes : 1. La stratégie des journées d’actions isolées qui se dessine ne nous conduira pas à la victoire. 2. Le 2 octobre peut et doit être une nouvelle étape pour #ToutBloquer pour #ToutGagner.
Comment ? Par la mise en mouvement du monde du travail par la grève reconductible partout où c’est possible.
Pourquoi ? Parce que le patronat et l’État ne connaissent que le langage de la force, seule la paralysie de l’économie et de la société toute entière, dans la durée, les fera céder et reculer.
#OnBloqueTout par la grève pour diriger nous mêmes la mobilisation, prendre conscience de notre force collective immense, élever les consciences, bloquer l’économie et gagner sur l’ensemble de nos revendications !
Travailleurs et travailleuses, pour ne pas déléguer notre avenir commun à des « professionnels de la politique », prenons tous et toutes nos destins en main !
#OnBloque les plans du patronat !
Les capitalistes pillent notre pays. Chaque année, le tiers du budget de l’État part directement dans les poches du patronat.
Dans le même temps, les travailleurs et les travailleuses sont écrasés par la spéculation, la vie chère, les bas salaires, la précarité, le chômage. Nos droits et libertés sont attaqués et l’État policier renforcé.
Ce régime minoritaire et illégitime entend saigner encore plus le monde du travail avec son projet monstrueux de budget 2026.
Nous ne voulons plus payer, de notre poche et de nos vies, pour garantir le profit du patronat. Il est temps de #ToutReprendre, imposer la rupture avec le capitalisme, son exploitation et ses guerres.
5 mesures urgentes et immédiates :
- Fermer la Bourse, saisir les Banques, annuler la dette
- Abroger toutes les lois antisociales et sécuritaires
- + 300 euros pour tous et toutes
- Interdire les licenciements sous peine d’expropriation
- Retraite à 60 ans, 55 ans pour les métiers pénibles.


