Depuis janvier 2024, l’État indien a déclenché une nouvelle offensive meurtrière dans le centre du pays. Baptisée « Opération Kaagar », elle vise frontalement le mouvement révolutionnaire indien, en premier lieu, le Parti communiste indien (maoïste). Cette opération n’a rien d’exceptionnel : elle s’inscrit dans des décennies de guerre menée contre les masses rurales et indigènes, faites de villages détruits, de déplacements forcés, de tortures et d’exécutions extrajudiciaires, le tout dans l’indifférence complice de la communauté internationale. Plus grave encore, l’État français a déroulé ces derniers jours le tapis rouge à l’État indien, dirigé par le fasciste Narendra Modi. Dans l’objectif cyniquement assumé de consolider une nouvelle alliance économique, Emmanuel Macron multiplie les accolades complaisantes, le couvre d’éloges, le qualifie d’« ami » et encense sans retenue sa politique autoritaire.
Tandis que Macron affiche cette proximité indécente avec Modi, près de 60 000 paramilitaires ont été déployés pour traquer les révolutionnaires et vider les territoires de leurs habitants, à travers un nettoyage ethnique afin d’ouvrir la voie aux multinationales minières. Derrière le prétexte fallacieux de la lutte contre le « terrorisme maoïste », le pouvoir de Modi organise en réalité une vaste entreprise de terreur d’État. Toute résistance est criminalisée et toute opposition écrasée, tandis que l’appareil militaire et policier est lancé contre les populations les plus pauvres du pays. Mais si l’État indien mobilise tout son appareil répressif, cette offensive dépasse le seul cadre de l’État fasciste. Le PCI(m) dénonce une guerre contre-insurrectionnelle soutenue, formée et inspirée par l’impérialisme yankee, dont les doctrines et les intérêts stratégiques pèsent lourdement sur la conduite des opérations. L’Opération Kaagar apparaît ainsi comme une attaque impérialiste d’ampleur contre les les masses indiennes les plus pauvres, les révolutionnaires et leur glorieuse guerre populaire.
Car il ne faut pas se tromper : si les impérialistes déploient de tels moyens dans une répression aussi sanglante, c’est bien parce qu’ils ont peur. Les masses indiennes, dirigées, avancent sûrement dans la voie révolutionnaire et vers la victoire. Face à cette issue inévitable, la violence des fascistes réactionnaires et des impérialistes aux dents longues se déchaîne. Mais malgré les massacres, les masses indiennes poursuivent la lutte, debout, déterminées, et peuvent compter sur la solidarité active des révolutionnaires du monde entier. Le 12 février, la Ligue anti-impérialiste France, section française du mouvement international, a appelé à une journée de mobilisation. Plusieurs organisations et collectifs, principalement au sein de la jeunesse, ont participé à des initiatives de soutien à la Guerre Populaire en Inde. Dans plusieurs villes, des actions de graffitis en soutien à la guerre populaire et de dénonciation de l’opération militaire ont été réalisés afin d’informer le plus grand nombre des crimes de l’État indien, dissimulés par les médias dans les centres impérialistes. À Paris, plus d’une cinquantaine d’activistes se sont rassemblés devant le consul d’Inde pour affirmer leur soutien aux révolutionnaires indiens et à leur glorieuse Guerre Populaire. Ces initiatives ne sont qu’un début. Une vague de solidarité doit s’étendre et se renforcer, car si l’ennemi déploie une répression aussi féroce, c’est qu’il sait les révolutionnaires en progression avec, à leurs côtés, la solidarité active de leurs camarades du monde entier.


