60 arrêtés et des centaines prêts pour la lutte

Le retour de la lutte des classes n’est pas une vue de l’esprit mais une réalité présente dans la vie des nouvelles générations de militants. Elle s’incarne dans un processus contradictoire entre la réactionnarisation, qui s’accentue chaque jour, et les nécessités d’élever le niveau de combativité pour répondre aux enjeux fondamentaux posés par l’époque. Les temps sont révolus où les sophistes et les phraséologies pseudo-révolutionnaires tenaient le haut du pavé. Le temps n’est plus à la rhétorique affûtée mais à l’application de la ligne prolétarienne, c’est-à-dire la pratique révolutionnaire incandescente. La dialectique ne peut se permettre de voir qu’un aspect des choses, elle enseigne la compréhension des contradictions dans chaque moment de la vie sociale. C’est ainsi que la situation politique actuelle qui devient de plus en plus difficile ne reflète que la crise du système capitaliste en décomposition. Les époques de transition ne sont pas faciles à comprendre, et bien souvent à vivre. Ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui, ce qui était clair devient flou, et ainsi l’ancienne génération de militants a sombré dans le subjectivisme, l’unilatéralisme, et au final, le pessimisme destructeur. Mais il n’y a pas de hasard, c’est dans ce moment de pourrissement de l’impérialisme, que le nouveau apparaît au milieu des démons du vieux monde.

La LJR et la JR, jeunes organisations de la jeunesse révolutionnaire, portent en elles le nouveau monde et la transformation. Une nouvelle génération de militants entièrement dévouée au service du peuple et de la Révolution Socialiste voit le jour dans le chaos le plus grand qu’ait connu l’Humanité. Cette jeunesse, loin du gauchisme, développe un travail politique dans masses populaires d’une qualité que n’avions pas vu depuis des décennies. Elle milite dans les quartiers populaire où les parties du prolétariat les plus abandonnées, les plus attaquées, les plus exploitées du pays vivent. Cette partie de notre classe qui est vue comme un réservoir de voix électorales pour les opportunistes, un épouvantail pour les réactionnaires, porte, nous l’affirmons, la nouvelle France de demain. Cette jeunesse s’implique activement dans les luttes universitaires brisant les murs pourris de la fabrique à consensus de la bourgeoisie. Elle porte au plus haut niveau l’internationalisme prolétarien face à l’impérialisme et au sionisme. Elle combat quand cela est nécessaire dans la rue. D’une importance historique, elle intègre en rang serré la Grande armée ouvrière des usines contre la torpeur. En un mot, elle a décidé de vivre, de travailler et surtout de lutter pour le prolétariat et les classes populaires.

La ligne démarcation entre vieil opportunisme et renouveau révolutionnaire demeure toujours la même, il y a ceux qui luttent et ceux qui se dandinent sur les réseaux sociaux, à la TV, aux élections, dans le boue infâme des compromissions. C’est donc un puissant révélateur politique que la LJR et la JR ont eu une soixantaine d’arrêtés durant ces derniers mois, c’est un nombre conséquent pour une organisation qui n’est pas si ancienne. Les chiffres ne trompent pas et prouvent qu’une nouvelle génération de jeunes prolétaires se lève contre la vieille société et le vieil État, c’est ce que nous devons retenir. Que cela soit clair nous ne parlons pas d’actions « cherchant le bâton pour se faire battre » mais bien du résultat de l’authentique lutte dans la classe. Le crime est simple, lutter sans relâche contre l’oppression et pour l’émancipation. Émancipation de la classe ouvrière et des masses populaires, émancipation des peuples opprimés par l’impérialisme comme la Palestine, émancipation de la jeunesse prise dans la tourbillon réactionnaire et militariste. Il n’est pas ici question de ce gargariser de cela en normalisant la répression mais bien de comprendre que la LJR et JR ne font pas qu’exprimer des opinions, elles luttent pour transformer le Monde et cela a un prix.

Cette nouvelle génération montante animée par la passion du Communisme va changer la face de notre pays. Elle lutte partout et porte avec obstination la ligne prolétarienne dans chacune de ses actions. Elle a décidé de quitter sa vie pour servir le Peuple, elle se forge dans la lutte des classes, dans les porte-à-porte en organisant les habitants, dans les assemblée de lutte, dans les réunions du syndicat et la grève, dans la lutte anti-impérialiste, et sur les intemporelles barricades. Elle est guidée par le Marxisme de notre époque qui lui permet de briser son subjectivisme et de faire la scission du socialisme de l’impérialisme. Son programme, la Révolution Socialiste, marque la grande différence avec les anciennes générations qui, prises dans les griffes de la contre-révolution, avaient acquiescé à tous les mensonges de la réaction sur le Communisme.

Cette grande somme d’expériences acquises au cours des années de lutte récentes, dont les arrestations ne sont qu’un aspect, va permettre à la Jeunesse organisée de connaître un bond idéologique, politique, organisationnel, un bond historique avec la Reconstitution de la Glorieuse Jeunesse Communiste. Du 03 au 06 avril 2026 un grand Congrès se tiendra en région parisienne pour acter le retour de la jeunesse arborant le Drapeau Rouge. La Jeunesse Communiste est l’organisation historique de la jeunesse combattante, les révisionnistes l’ont dévoyée et les nombreuses dissidences n’ont recréé que les mêmes monstres d’impuissance. Seule la jeunesse qui allie, depuis le début, une profonde étude théorique avec une pratique quotidienne intense a les capacités de redonner ses lettres de noblesse et son rôle historique à la Jeunesse Communiste. Seule la LJR et la JR forgées dans le centralisme-démocratique, expression organique prolétarienne, rejetant avec vigueur le fractionnisme, le post-modernisme, les positions petites-bourgeoises, peuvent assumer avec toute la détermination nécessaire ce moment historique. Trop d’autoproclamés communistes ont sali l’idée et ont dégoûté les générations passées, trop n’ont organisé qu’une pâle copie de la sociale-démocratie mélangée avec les pires travers du milieu universitaire. Cette époque est révolue, le feu animant cette jeunesse est la génération qui va faire la Révolution Socialiste.

La JC reconstituée reprend le chemin ouvert par son ancêtre des années 20 aux années 50. C’est pour cela que nous disons « reconstituée » car elle a déjà existé. L’action du révisionnisme l’a désagrégée et a laissé orphelin des générations de jeunes prolétaires. Dans les années 70 il y a eu des tentatives mais tout un tas de facteurs a avorté les expériences révolutionnaires qui pourtant furent flamboyantes. La JC qui naîtra début avril est la continuatrice des glorieuses luttes de la jeunesse du siècle passé. Elle est la fille de la lutte anti-coloniale du RIF, de la lutte antifasciste et du Front Populaire, de l’ARAC et des Brigades Internationales. Un place particulière dans cette immense épopée est celle de la Résistance et des Bataillons de la Jeunesse qui furent le cœur du FTP, l’unique organisation qui combattait les armes à la main les Nazis germaniques et francophones. Elle est bien entendu la continuatrice de la lutte anti-révisionnisme des années 70 pour le Communisme. Des milliers de jeunes gens ont donné leur vie dans toutes ces luttes héroïques qui ont abattu le fascisme et fait avancer l’Humanité vers le Communisme. Elle est l’héritière tout en étant la continuatrice en élevant le niveau de conflictualité dans le processus révolutionnaire en développement inégal que connaît la France.

C’est une Jeunesse Communiste qui porte l’antagonisme absolu avec la bourgeoisie, son vieil État et sa vieille société, c’est de ça que la jeunesse, prise dans la catastrophe permanente du pourrissement final de l’Impérialisme, a besoin. La Jeunesse Communiste empêchera la génération à venir de se retrouver dans les tranchées sur le front de l’est, elle arborera l’internationalisme, car c’est l’âme des Communistes. La Jeunesse Communiste va combattre la réactionnarisation qui pave la voie au fascisme et la militarisation en organisant un vaste mouvement de masse pour la défense des droits démocratiques et pour la Révolution Socialiste. Elle va porter le féminisme prolétarien car la moitié du monde est celle aussi qui est la plus exploitée, cela posera les bases solides pour un « Mouvement des femmes communistes ». Elle va structurer et organiser la jeunesse autour de l’entraide, la solidarité, le sens de la vie, la vie saine, le sport, et va développer des locaux où la nouvelle génération pourra se rencontrer autour de la lutte.

Cette jeunesse, la plus belle qu’a eu le pays depuis des décennies a la qualité et la quantité pour vaincre tous les problèmes et conquérir de hauts faits. Elle est l’unique solution et l’unique espoir face à la tendance à la guerre, à la réactionnarisation qui pave la voie au fascisme.

En 2026 il n’y a pas d’autre solution que d’épouser l’Idéologie du prolétariat, sa ligne politique et ses méthodes, c’est la seule option pour tenir le cap dans la grande tempête qui s’annonce. Mais il y a un élément central qui doit focaliser toute notre attention, nos forces et notre âme dans la nouvelle époque, c’est bien entendu la Reconstitution de l’Etat-major du Prolétariat, le Parti Communiste de France, seul instrument à même de diriger du début à la fin le processus de la Révolution Socialiste. Il n’est pas anodin que la Jeunesse Communiste historiquement a été fondé juste avant la Section Française de l’Internationale Communiste qui prendra le nom de Parti Communiste de France. La jeunesse porte toujours le nouveau, la JC est l’organisation des troupes de choc de la Révolution Socialiste et en ce sens elle est une forge qui va participer à la Reconstitution. Les 60 arrêtés sont l’avant-garde de ce processus de braise qui va incendier le vieux monde, ils vont se transformer en des centaines puis des milliers de militants donnant tout pour en finir avec la guerre impérialiste, l’exploitation et l’expression. Ces 60 arrêtés sont l’expression du Drapeau Rouge enfin relevé que les masses populaires et la classe ouvrière attend depuis des décennies. Ces 60 arrêtés sont le spectre qui hante les classes dominantes et leurs nervis car c’est cette jeunesse qui porte en elle l’unique chemin lumineux de la Révolution.

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