Ce vendredi 3 avril s’est enfin ouvert le « Congrès pour la reconstitution de la Jeunesse Communiste », organisé à l’initiative du Comité pour la Reconstitution de la Jeunesse Communiste (CRJC), lui même lancé en septembre 2025. La Cause du Peuple est invitée, avec d’autres médias indépendants, à couvrir l’événement. C’est dans ce cadre que nous vous proposerons chaque jour une « Chronique du Congrès ».
« L’Union de la jeunesse communiste doit être un groupe de choc qui, dans tous les domaines, apporte son aide, fasse preuve d’initiative, d’esprit d’entreprise. Elle doit être telle que n’importe quel ouvrier puisse y voir des hommes dont la doctrine ne lui est peut-être pas très compréhensible et à laquelle il ne croira peut-être pas tout de suite, mais dont le travail vivant et dont l’activité lui prouvent que ce sont effectivement ceux-là qui lui montrent la bonne voie. »1
Au cœur de la capitale, la salle du Congrès réunit 80 délégués, représentant plusieurs centaines de participants aux réunions de préparation locales, ouvertes depuis le mois de décembre 2025. Réunis tôt ce matin, issus des quatre coins du pays, les délégués démarrent cette session de travail sous les portraits de cinq Héros de la jeunesse prolétarienne : Guy Moquet, Danielle Casanova, le Colonel Fabien, Gilles Tautin et Pierre Overney.
A la tribune, la responsable de la session ouvre la journée en saluant les réalisations des sections des organisations présentes : travail dans les quartiers, les lycées, les universités… Puis vient la lecture d’un rapport politique d’introduction : la crise générale de l’impérialisme ; partout, la lutte incessante des masses populaires et de leur jeunesse ; la fuite en avant guerrière des métropoles impérialistes, en particulier de la superpuissance yankee : « l’heure est aux tambours de guerre pour tous les impérialistes et la tendance principale dans le monde est la Révolution. La situation est excellente. »
Est citée l’invitée d’honneur du Congrès, la militante corse anti-impérialiste Isaline Choury Amalric, nièce de Danielle Casanova. Isaline Choury avait été l’une des figure de la flottille humanitaire pour Gaza, incarcérée et torturée par le régime sioniste en octobre 2025 : « l’impérialisme se débat parce qu’il est en train de mourir, c’est un animal blessé qui fait de son mieux pour se sauver. »
La camarade conclut son intervention avec ces mots : « La jeunesse veut s’organiser, on le voit chaque jour, dans les lycées, sur internet, dans les manifestations. Elle réclame la lutte, le communisme. Nous le savons car nous sommes cette jeunesse qui veut lutter, qui veut la révolution, le socialisme, nous savons que nous n’avons qu’une tâche, camarades, être la Jeunesse Communiste. C’est sur ces mots que nous ouvrirons le Congrès, ainsi que sur une phrase que vous connaissez bien : la lutte des classes est une lutte à mort et nous avons choisis de vivre ! »
Après un temps de salutation de la vingtaine d’invités et observateurs, ainsi que des équipes de sécurité et logistiques, les discussions commencent sur la base des quelques 237 propositions d’amendements, sur les trois textes soumis aux débats.
Ce vendredi, c’est la discussion sur le projet de Ligne politique générale qui débute. Très riches, les discussions portent principalement sur la compréhension du système impérialiste aujourd’hui, ses caractéristiques et la manière dont il influence le quotidien de la jeunesse. La crise du système impérialiste est centrale, particulièrement ses conséquences sur la contradiction entre métropoles impérialistes et nations opprimées et la faillite générale de la politique bourgeoise au sein des États, en particulier en France avec l’abstentionnisme grandissant.
Concernant l’impérialisme français, le point essentiel en préalable de l’organisation reste de cerner les caractéristiques propres de l’État et la place de ses monopoles dans le monde, comme puissance de second rang dans un stade de crise politique et économique très avancée. Les réflexions générales portent aussi sur des notions d’ordre économiques fondamentales : la composition de classe en France, les forces de la Révolution prolétariennes à l’échelle du globe, la production et la répartition de la richesse et du surprofit de la rente impérialiste. Il est aussi question de la place du monopole médiatiques dans le maintien du vieil État et la justification du maintien de ses relations coloniales à l’extérieur.
Les débats sur la Ligne politique générale se poursuivront demain, durant la seconde journée de Congrès pour la reconstitution de la Jeunesse Communiste. Nous vous donnons rendez-vous demain soir pour une nouvelle Chronique de Congrès.



1Lénine, Discours prononcé au 3e Congrès de l’Union de la jeunesse communiste de Russie le 2 octobre 1920


