Dans cet article, nous abordons les révélations sur l’affaire Epstein et la situation actuelle aux États-Unis. Certaines parties sont modérément explicites, nous appelons donc nos lecteurs sensibles à s’abstenir de la lecture.
L’affaire des « Epstein files », ravivée par la publication de 3,5 millions de documents, éclate comme un cas de crimes sexuels et révèle des réseaux d’espionnage internationaux dans le monde de la finance.
Jeffrey Epstein est un chef de réseau pédocriminel bourgeois qui a dirigé, avec sa compagne Ghislaine Maxwell et durant plusieurs décennies, un trafic d’êtres humains à l’échelle internationale, pour le plaisir de la grande bourgeoisie états-unienne et internationale. Le tout en récoltant des informations et des faits pouvant inculper des centaines d’hommes d’affaire et politiciens, avec un objectif de chantage et d’espionnage. Au-delà de l’horreur des crimes sexuels révélés, les dossiers dévoilent également l’existence de réseaux d’espionnage internationaux dans le monde de la finance.
Après des années et des mois de pression du public, et notamment dans l’électorat de Trump celui-ci avait promis durant sa campagne électorale de révéler les fichiers Epstein s’il était élu. Certaines révélations de l’enquête avaient déjà été faites, mais le 31 janvier ce sont 3 millions de fichiers qui sont publiés par le FBI. Ces dossiers comportent leurs découvertes, des enquêtes avec des correspondances par e-mail, des photos, des vidéos, enregistrements et affaires judiciaires avec témoignages de victimes, le tout lié à Jeffrey Epstein.
Il ne s’agit là non pas de la révélation de vérités mais d’une opération bien calculée de contrôle de l’information. Sur les 6 millions de fichiers et les 300 Gb de données dont dispose le FBI, seulement la moitié des fichiers ont été publiés après une sélection méticuleuse par les chiens complices de pédocriminalité. Une grande partie des documents sont barrés et édités pour cacher des phrases ou des noms de certaines personnes, rendant la plupart des fiches illisibles. Ceux-ci sont dans un ordre complètement désorganisé, non-légendés et comportent même des images générées par IA et de faux documents pour engendrer la confusion. Cela sous prétexte de « protéger l’identité des victimes et ne pas révéler les noms de personnalités contre lesquelles il n’y a pas de preuves solides pour préserver leur réputation ». En réalité, les seuls qui sont protégés, ce sont Donald Trump et ses amis pédocriminels, ainsi que tous les documents relatifs au travail d’espionnage d’Epstein au compte des impérialistes.
Ces documents ont été rendus publics sur le site du DOJ, le département de justice états-unien. À l’ère de l’information et la communication rapides, en quelques jours des centaines de personnes se sont attelées à décortiquer cette masse phénoménale de fichiers. Un site a même été construit, baptisé « Jmail », mimant la messagerie Gmail de Google mais rempli des données des e-mails de Jeffrey Epstein. Des milliers de personnes ont alors révélé des horreurs en essayant de deviner les parties barrées, formant des hypothèses et spéculant sur les faits qui ne sont pas révélés. Des internautes ont mis en lumière des horreurs qui vont au-delà de l’exploitation sexuelle.
Quelques révélations qui ont marqué le public
Dans les e-mails, Epstein correspond avec des dizaines de personnes et parle de leur envoyer ou recevoir des mineurs, révélant un trafic d’êtres humains à l’échelle mondiale pour le divertissement des riches. Cependant, la pédophilie n’est que la surface de l’iceberg. Il est question de meurtres, de nombreuses victimes en témoignant directement. Cela n’est pas inhabituel dans les réseaux de trafic d’êtres humains. Des carnets personnels de fillettes sont également révélés, dans lesquels on découvre des éléments troublants sur ce qui se passait sur la propriété de New Mexico d’Epstein. Une fillette écrit en langage codé simple, et témoigne qu’elle a été forcée de donner naissance à plusieurs bébés qui lui ont été retirés, et que Epstein l’appelait son « incubateur ». Plusieurs fillettes auraient été détenues durant des années dans ce ranch de New Mexico. D’autres échanges de mails laissent penser qu’Epstein et ses amis auraient pu pratiquer du cannibalisme ou autre pratique ignoble, le nom de code « jerky » ayant été identifié par le public comme ce qui semble être une référence à de la chair humaine. Ce mot est mentionné des dizaines de fois dans des contextes étranges.
Un autre mot étrange attire l’attention : « don’t », barré à plusieurs reprises, qui correspond aux initiales Don. T., un certain président. Celui-ci apparaît dans de nombreuses photos aux côtés d’Epstein, entre les années 1990 et 2000. Epstein lui-même disait qu’ils ont partagé une amitié proche pendant plus de 10 ans. Selon un témoignage d’une victime qui avait entre 12 et 14 ans au moment des faits, elle serait tombée enceinte de Trump, qui avec Epstein aurait jeté le nouveau-né à la mer depuis un yacht. Un autre garçon, Sacha Riley, témoigne avoir été témoin de meurtres et d’avoir été abusé par Trump durant son enfance ; Sacha se serait défendu en le blessant, causant depuis l’incontinence du Président des États-Unis. Trump avait notamment déclaré au New York Magazine en 2002 : « Je connais Jeff depuis 15 ans. Un type génial. C’est très amusant d’être avec lui. On dit même qu’il aime les belles femmes autant que moi, beaucoup d’entre elles sont plutôt jeunes. Il n’y a pas de doutes, Jeffrey prend plaisir de sa vie sociale ». Les déviations d’Epstein n’étaient un secret pour personne dans les cercles des milliardaires.
En outre, les liens d’Epstein avec les hautes sphères de l’État d’Israël sont nombreux et fréquents. Après la condamnation d’Epstein en 2008 pour trafic de mineurs, le Premier Ministre israélien Ehud Barak a visité la maison d’Epstein plusieurs fois. De plus, dans certains échanges mail partiellement censurés par le FBI, les internautes suspectent l’identité anonymisée de Netanyahou grâce à la temporalité de ses visites diplomatiques mentionnées. Celui-ci aurait partagé une vidéo de torture avec Epstein, à laquelle il répond « J’ai bien aimé la vidéo de torture ».
Les patrons de la big tech Bill Gates et Elon Musk sont également présents dans les fichiers Epstein, étant des visiteurs réguliers de son île. Ils ont ainsi été photographiés avec des jeunes femmes. Ceux-ci nient tout face aux journalistes. Dans une interview, Gates, interrogé sur les fichiers Epstein, tente de détourner l’attention en jouant la carte de l’émotion : « Je suis fier de mon travail humanitaire » – comme si financer des enfants affamés en Afrique pouvait équilibrer les accusations de pédophilie. Son ex-femme Melinda dit que la relation de Gates avec Epstein était une des raisons importantes de leur divorce et qu’elle est contente de « ne pas être dans la boue ».
Avec la désinformation intentionnelle orchestrée par le FBI, à travers l’aspect fragmentaire des données publiées, il est difficile de discerner le vrai du faux de certains éléments. L’existence d’un vaste réseau de pédophilie est indéniable ; mais d’autres éléments – comme le cannibalisme, les rites sataniques ou autre – restent plus difficiles à affirmer et font l’objet de nombreuses spéculations. Tout cela n’a qu’un seul objectif, transformer le scandale politique en séquence de divertissement lugubre et anxiogène pour les masses. Rien de ce qui a été publié ne peut être utilisé pour inculper qui que ce soit d’important ; mis à part quelques boucs-émissaires comme le prince Andrew, Jack Lang, etc. En publiant des fragments de l’affaire, Trump a relativement calmé son électorat, qui continue à faire l’autruche et soutenir l’homme orange. Mais cette semaine encore des milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs états des USA contre Trump avec le slogan « No kings » c’est à dire « pas de rois ».
Le choix des publications n’est donc pas anodin : certaines ciblent ainsi intentionnellement les opposants politiques de Trump chez les démocrates, comme certaines photos de Bill Clinton. Clinton se défend d’ailleurs en réclamant la publication totale et non-éditée des fichiers ; Hillary Clinton et lui entendent témoigner publiquement sur l’affaire Epstein fin février devant la Chambre des représentants des États-Unis. Certains députés et sénateurs républicains se retournent même contre la ligne de Trump en réclamant justice pour les victimes et la révélation totale des faits. La publication des fichiers met le gouvernement états-unien face à ses contradictions : c’est bien toute la classe politicienne qui est trempée dans les flammes de l’enfer Epstein, et jeter son prochain sous le bus c’est se jeter soi-même. La situation est corsée pour toutes les franges de la bourgeoisie états-unienne. Aux yeux du monde ils apparaissent tous, démocrates et républicains, comme les criminels qu’ils sont. D’ailleurs Ghislaine Maxwell l’a bien compris et offre de témoigner pour disculper à la fois Clinton et Trump, en échange du pardon présidentiel.
Epstein et Maxwell ont été protégés pendant longtemps
Revenons sur Jeffrey Epstein : durant toute sa carrière, il n’a fait que de se faire virer pour mauvaise conduite ou insider trading, et en même temps il n’a fait que rebondir en grimpant les échelons de la société à chaque étape de sa vie. Il était nommé pour des postes auxquels il n’était pas qualifié, a reçu des grosses sommes et des propriétés immenses en cadeau de manière mystérieuse. Du coté de Ghislaine Maxwell, son père, le très riche Robert Maxwell, est accusé d’avoir opéré au service du Mossad et du MI6. Il a notamment été épinglé pour avoir vendu au gouvernement US un logiciel pirate qui a infecté des milliers d’ordinateurs de l’équivalent du ministère des affaire étrangères US. Il aurait récolté des informations pour le Mossad à travers son empire de données. Plus tard, sa fille Ghislaine et le pédophile Epstein ont agi en tant que gérants de réseaux de récolte d’informations et de kompromat[1], au service d’agences de renseignements dans une opération gigantesque. En 2008, alors que les activités de trafic sexuel international d’Epstein sont découvertes par la police de Palm Beach, le procureur fédéral Alex Acosta abandonne toutes les charges contre lui. Selon les révélations de la journaliste Vicky Ward, à ce moment-là, Epstein se serait enfui en Israël, déplaçant au passage une bonne partie de ses avoirs. Une fois que le deal est passé avec Alex Acosta, et alors qu’il encourait 20 ans de prison, Epstein n’en fait que 18 mois… Et il a même l’autorisation de sortir en journée. D’après une journaliste, une source anonyme lui aurait raconté qu’Acosta, interrogé sur pourquoi il avait abandonné les charges, aurait expliqué qu’on lui avait dit qu’Epstein était un agent du renseignement, que c’était une affaire au-dessus de ses moyens qu’il devait abandonner les charges. Durant une investigation officielle de l’état, il niera ces faits.
L’étrange nuit de la mort d’Epstein
En 2019, Jeffrey Epstein est arrêté par la justice états-unienne et se retrouve en prison. Durant l’enquête, le FBI a découvert qu’Epstein avait fait installer des centaines de caméras de surveillance dans chaque recoin de sa maison, jusque dans les toilettes pour filmer toutes les activités qui s’y déroulaient. Ce qui est sûr, c’est qu’Epstein et Maxwell connaissaient très bien les vices – ou des faits pouvant être interprétés comme tel – d’une bonne partie des milliardaires du globe et possédaient des photos, films et documents pouvant servir aussi bien au chantage qu’à l’inculpation de bien du monde.
L’état US annonce très rapidement la mort par suicide de Jeffrey Epstein. La nuit de son supposé suicide, 9 caméras sur 11 se trouvent hors service dans la prison. Juste avant sa mort, son codétenu est transféré dans une autre cellule, laissant Epstein seul. À noter également, Epstein avait été placé sous surveillance anti-suicide quelques semaines auparavant, surveillance levée quelques jours seulement avant sa mort.
Avant même que son décès soit annoncé publiquement, un anonyme rapporte sur le blog 4chan des activités suspectes dans la prison : il explique qu’Epstein est sorti de sa cellule en chaise roulante mais qu’aucune infirmière ne lui a parlé, un van avec un homme habillé en tenue verte militaire à l’arrière étant entré dans la prison ce jour-là à un horaire inhabituel. L’anonyme rapporte qu’il pense qu’Epstein a été échangé avec une autre personne avant son « suicide ». Son message laisse transparaître sa peur et il demande que les gens ne tentent pas de retrouver son identité. Une enquête policière révèle malgré tout que l’anonyme s’appelle Roberto Grijalva, gardien au Metropolitan Correctional Center de New York, la prison d’Epstein, et il était bien en service le soir de sa mort. Les photos de ce qui est présenté comme étant le cadavre d’Epstein ont aussi été critiquées par le public, certains soulignant l’absence de son tatouage sur le bras, l’incohérence de la forme de son nez et ses oreilles. L’autopsie réalisée atteste d’une fracture de l’os hyoïde, au niveau du cou. Cette fracture peut apparaître aussi bien par pendaison que par étranglement.
Un autre élément a éveillé des soupçons : le compte du jeu Fortnite d’Epstein, qui a été révélé par les emails publiés, a été actif après sa supposée mort, l’activité étant géolocalisée en Israël. Peu après que ceci ait été découvert, son compte est passé en privé, et des donnés liées à cela ont été effacées du net. Le jeu Fortnite a démenti qu’il s’agissait d’Epstein, affirmant qu’il s’agit d’un troll qui se serait renommé après la publication des fichiers. Fortnite a supprimé le signalement d’internautes qui avaient répondu que sur le jeu, il est possible de vérifier si un compte a été renommé, et que ce n’était pas le cas de celui-ci.
Des photos, films et documents pouvant servir au chantage
Il est difficile d’affirmer une thèse ou l’autre à partir des éléments liés à la mort d’Epstein. Ce qui est sûr c’est qu’il ne s’agit certainement pas d’un suicide vu le nombre de faits qui se cumulent. Qu’il ait été assassiné pour protéger des coupables ou qu’il se soit fait exfiltrer de la prison, cela ne change rien au mépris que mérite la bourgeoisie états-unienne. Ghislaine Maxwell, d’autre part, est encore en détention luxueuse dans une prison aménagée.
Trump a déclaré récemment ne pas exclure son pardon présidentiel pour Maxwell, ce qui a encore enflammé la colère des masses, démontrant encore que même après cette grande médiatisation ils n’ont que faire de la loi et de la morale.
Que tirer de cette affaire ?
Cette dernière série de documents en date mentionne donc des assassinats, des viols, de la pédophilie, de la torture et peut-être d’autres choses encore. Ce qui pour nous semble l’horreur inhumaine absolue est pour une partie de la grande bourgeoisie un passe-temps qui change leur quotidien. Aseptisés, désociabilisés et assoiffés de pouvoir, certains d’entre eux s’affirment comme des demi-dieux en torturant, humiliant, exploitant et assassinant des êtres qu’ils ne considèrent même pas comme humain. D’autres se sont retrouvés à y prendre part, peut-être sans grande conviction mais par esprit de conformisme culturel, et ont protégé les principaux criminels par solidarité de classe.
Ces révélations n’ont pas fait grand bruit dans les médias bourgeois en France, peut-être parce que des personnalités haut placées de l’État français y sont mentionnées, comme François Delattre, ancien ambassadeur aux États-Unis. Ou peut-être parce qu’il serait dangereux de trop creuser dans les déviances de notre propre bourgeoisie, surtout quand des figures comme le pédophile Jean-Marc Morandini restent à Europe 1 et CNews. La petite manœuvre de Macron, qui a fait perquisitionner les locaux du réseau social X pour la divulgation de contenu pédophile, n’est qu’une petite attaque opportuniste sans conséquence contre Musk, qui est une figure de l’impérialisme US facilement attaquable car renié par Trump. Macron cherche ainsi à se venger des humiliations récentes et à briller médiatiquement, en se faisant voir comme un chevalier de la défense contre les pédocriminels. Que personne ne soit dupé par ces manœuvres alors que des centaines d’enfants sont victimes d’agressions et des réseaux de prostitution en France, notamment à cause des manquements des services sociaux que la bourgeoisie continue à démembrer et définancer pour financer ses guerres.
Les comportements de violence et exploitation sexuelle se retrouvent bien sûr dans les autres classes sociales, comme nous le prouvent les affaires médiatisées comme celle de l’immonde Dominique Pélicot, mais aussi dans beaucoup de foyers où ces violences restent « des secrets de famille » enfouis. Le Rassemblement National, d’ailleurs, a récemment proposé la mise en place de maisons closes, prouvant que rien de cela n’est étranger à la société capitaliste française (ni d’ailleurs d’autres pays). Au cœur de tout cela se trouvent les dynamiques de dominations, dont la plus puissante est celle qui permet et développe les autres : la domination de classe. La révolution socialiste devra éradiquer tout cela en éradiquant entièrement l’exploitation de l’Homme par l’Homme, et en déracinant la culture de l’oppression née de la domination de classe.
Les fichiers Epstein révèlent ainsi des fragments de faits horrifiants qui dépassent largement par leur ampleur et leur degré de violence sans précédent, sans jamais révéler les coupables ou les faits précis. Le public s’est saisi de l’horreur de la situation mais s’embourbe dans les spéculations sans preuves, comme celles que nous avons pu citer, mais des dizaines d’autres également. Aucun procès ne démantèlera tout le système Epstein, sous n’importe quelle présidence. Les révélations des Clinton, qui doivent bientôt témoigner, ainsi que celles des victimes qui s’organisent avec des sénateurs, ne seront elles aussi (bien qu’intéressantes) que des révélations de fragments de vérité au service de certaines franges de la bourgeoisie. L’impunité d’Epstein et Maxwell démontre une vérité profonde : au fond, les bourgeois, incriminés ou non, se soutiendront toujours car il en est de la survie de leur pouvoir en tant que classe.
En réalité il n’y a rien de nouveau dans tout cela. Toutes les classes exploiteuses dans l’humanité ont développé ce genre d’ignominie en bénéficiant de l’impunité que leur accorde leur statut. La bourgeoisie, tout en commettant les pires perversions, s’amuse dans sa décadence et son sadisme. Les bourgeois n’ont que faire de la morale ou du respect des masses. Pourquoi devraient-ils respecter le consentement des femmes ou la minorité des enfants, alors qu’ils prospèrent grâce à notre souffrance au travail ? Comme le disait le président Mao : « La bourgeoisie ne peut que se vautrer dans l’immoralité et la débauche, car ses intérêts reposent sur l’exploitation des masses. Pour maintenir son pouvoir, elle dégrade tout ce qui est humain et juste. » Dans les années qui viennent, nous devrons nous rappeler que les dirigeants de la réaction sont des chiens pédophiles, qui dévoilent chaque jour qui passe davantage la farce qu’est la « démocratie bourgeoise ». Comme durant les dernières heures de Rome, l’impunité de leurs crimes révélés au grand jour est le signe d’une classe qui approche sa mort historique.
[1] Terme russe désignant des documents compromettants utilisés pour nuire à une personnalité politique ou autre figure publique.


