Nous publions cette courte chronique que nous avons récemment reçu de notre camarade, Mariam Abu Daqqa, membre du Bureau Politique du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP).
En ce qui concerne le cessez-le-feu à Gaza, malheureusement, cela n’a toujours pas été réalisé. La guerre d’extermination continue, mais sous une autre forme. Aucun des points de la première phase du plan Trump n’a été appliqué. Il n’y a ni ouverture des points de passage, ni retrait des forces d’occupation. Au contraire, les troupes d’occupation avancent davantage sur le territoire de Gaza, occupent environ 56% de la superficie de Gaza et aucune aide humanitaire ne parvient. Sur les 600 camions par jour, seuls 120 sont autorisés à entrer, mais ils ne transportent pas les biens de première nécessité pour les habitants.
De plus, les bombardements et la destruction continuent de ce qui reste des murs, et même des tentes, sous prétexte d’éliminer le Hamas. Les médicaments, la nourriture et l’eau sont interdits, les maladies se propagent, et le froid, les inondations, la dégradation des tentes existantes, ainsi que la mort des enfants, des femmes et des personnes âgées, tout cela se poursuit. Aucun abri temporaire ou tentes nouvelles ne sont autorisés, bien que les tentes anciennes soient déchirées à cause de l’usure, des pluies et du vent.
Pendant ce temps, ce qui se passe en Cisjordanie, c’est une tentative d’effacer les camps de réfugiés et de déplacer les populations par des pressions, des poursuites judiciaires, des arrestations et la confiscation des terres, afin d’effacer le droit au retour et judaïser la Cisjordanie et Jérusalem en construisant davantage de colonies et en coupant les liens entre les villes et les camps palestiniens. Cela empêche toute possibilité de créer un futur État palestinien.
Tout cela se déroule sous les yeux du monde entier, soutenu par les États-Unis et l’impérialisme mondial. Ils tentent de renommer la Cisjordanie en « Terre d’Israël » et en Samarie, c’est-à-dire une terre d’Israël. En ce qui concerne les négociations en cours entre la résistance et les États-Unis, elles sont indirectes via l’Égypte, le Qatar et la Turquie. L’objectif est d’abord d’arrêter le génocide de notre peuple, de soulager ses souffrances en permettant l’entrée d’aide humanitaire et de réaliser un retrait de Gaza. Mais malheureusement, l’occupant ne s’est pas engagé jusqu’à présent, malgré l’engagement de la résistance. La position des États-Unis est alignée avec l’occupant et le soutient.
La résistance essaie, à travers des médiateurs et des solidaires de la Palestine, de faire pression pour atteindre nos objectifs nationaux.
Concernant la situation des prisonniers palestiniens et libanais, le mouvement des prisonniers traverse ses pires moments. La torture et le mauvais traitement sont exercés de manière brutale, en plus du refus des visites, des soins médicaux et de la réduction de la nourriture. Depuis le début de l’attaque sur Al-Aqsa, Israël a tué 80 prisonniers à cause de la torture et de la négligence médicale. Il y a 9 500 prisonniers dans les prisons d’occupation, dont des enfants, des mères, ainsi que des leaders comme Ahmad Saadat, Marwan Barghouti et d’autres.
Les campagnes internationales de solidarité avec les prisonniers sont d’une grande importance, elles dénoncent les crimes de l’entité sioniste et éveillent l’opinion publique internationale.
Je crois qu’en dépit de la situation complexe et difficile, nous, peuple de droit, n’abandonnerons pas. Un droit ne se perd pas, tant qu’il y a des revendications. Tant que le peuple palestinien n’a pas obtenu son droit au retour et à l’autodétermination, dans un État indépendant avec Jérusalem pour capitale et la fin de l’occupation, il n’y aura pas de paix ni de stabilité dans le monde. La paix commence en Palestine et se termine en Palestine. La résistance continuera malgré toutes les difficultés.
Gloire aux martyrs, liberté aux prisonniers, guérison rapide aux blessés et victoire pour notre peuple arabe palestinien.
Mes salutations chaleureuses à tous les solidaires de la résistance et de la Palestine, ainsi qu’au Liban.
Dr. Mariam Abu Daqqa


