Lundi 19 janvier, les lycéens de Suzanne-Valadon se sont rassemblés tôt le matin devant les grilles de l’établissement à l’occasion de l’ouverture de la session 2026 de Parcoursup. Aurait alors dû se dérouler un blocage lycéen des plus classiques pour protester contre la sélection à l’entrée des études supérieurs, dont la tristement célèbre plateforme est l’instrument.
Faut-il encore le rappeler, la politique de sélection via Parcoursup est responsable chaque année de la mise sur le carreau de milliers de jeunes prolétaires. L’année dernière, c’est 103 000 candidats qui se sont retrouvés sans affectations. De plus, l’opacité du mode de tri est déjà largement documentée. Une seule chose est sûre avec Parcoursup, il s’agit là d’une attaque délibérée du gouvernement contre les enfants d’ouvriers et contre le modèle d’une université ouverte à tous.
Mais alors que les barrières et les poubelles étaient mises en place en bon ordre devant l’entrée du lycée, un agent de répression des plus atypiques est venu troubler le rassemblement. Ce n’est pas une quelconque unité de police, un agent de sécurité privé, ou même un groupuscule fasciste, mais bien le proviseur lui-même qui est venu à la course aux devant de la banderole pour l’arracher. Ce dernier s’est permis par la suite la plus grande des brutalités face aux mineurs, dont certains sont pourtant sous sa responsabilité. Notre triste personnage n’a par la suite pas hésité à utiliser les poubelles comme projectiles face aux lycéens, avant de plaquer l’une d’entre eux contre la grille de l’établissement et d’en saisir une autre par le bras pour la pousser avec vigueur.
Ce dernier a ensuite fait appel aux forces de police pour s’assurer du départ des lycéens qui avaient formé une chaîne humaine. Bilan de l’ingénieuse et proportionnée manœuvre : deux lycéens marqués de gros bleus et d’égratignures sur le corps.

C’était sans compter sur la détermination des lycéens qui ont décidé de ne pas en rester là et sont allés imprimer des tracts contre Parcoursup, avant d’aller les distribuer devant le lycée quelques heures plus tard, en remplacement de l’action initialement prévue.
Honte au proviseur et à tous les chiens de garde de la bourgeoisie qui usent de la violence face à des lycéens ! Soutien aux réprimés, vive la jeunesse en lutte !


